EXPOSITION ORCA - Fondation Fiminco

EXPOSITION ORCA

Exposition du 2 au 10 avril 2021

Carte blanche à Gina Folly & Philipp Timischl

L’exposition ORCA – Organic Redundant Catastrophe Aversion présente deux installations lumineuses de l’artiste suisse Gina Folly et de l’artiste autrichien Philipp Timischl, actuellement en résidence à la Fondation Fiminco, qui dialoguent au premier étage de La Chaufferie.

L’exposition n’est pas ouverte au public, mais uniquement pour des visites professionnelles sur inscription.

 

 

EXPOSITION ORCA

La Chaufferie – Fondation Fiminco
Visites professionnelles sur inscription
Du 2 au 10 avril 2021

L’exposition ORCA présente deux installations lumineuses de l’artiste suisse Gina Folly et de l’artiste autrichien Philipp Timischl, actuellement en résidence à la Fondation Fiminco, qui dialoguent au premier étage de La Chaufferie. Gina Folly présente I Cry (Night After Night), 2017/2021, un ensemble de vingt objets lumineux qui traduisent la chanson d’amour de Egyptian Lover en code Morse. Philipp Timischl montre une série de dix sculptures hybrides mêlant écrans LED et peinture qui se synchronisent à intervalle régulier et communiquent collectivement avec l’espace, le public et le travail de Gina Folly.


À propos des œuvres de Gina Folly : 

Extrait du texte de Anna Goetz :

« Au gré de nos déambulations dans les couloirs sinueux de l’ancienne usine, nous sommes appelés par des flash lumineux produits par des spots disposés le long des murs et dans les recoins du bâtiment industriel. Les lumières clignotent au même rythme, comme générées par un algorithme à la fois continu et saccadé, telles un battement de cœur nerveux et irrégulier, aussi aveuglant qu’un chagrin d’amour. La mélodie visuelle qui en résulte, jouée en silence par ces spots semblables à des écrans vides, est en réalité la traduction en code Morse de la chanson d’amour I Cry (Night After Night), écrite par The Egyptian Lover en 1984 :

Night after night I cry,
Night after night you’re never home,
Night after night I get disappoint’d,
‘Cause I’m sick and tired of being alone…

La chanson ainsi retranscrite grâce à la partition lumineuse prend vie, emplissant l’espace et le temps, et le bâtiment tout entier résonne de la douleur de l’absence et de la solitude qui nous submerge après une rupture amoureuse. La chorégraphie de signaux lumineux de Gina Folly de 4:22 minutes est répétée à l’infini ; comme une bande-son silencieuse, elle délimite un cadre spatio-temporel et contribue à créer l’atmosphère de l’exposition. »

À propos de l’œuvre de Philipp Timischl

Extrait du texte de Anna Goetz :

« En pénétrant dans la salle principale au premier étage, nous sommes confrontés à dix diptyques alignés à intervalle régulier. Chaque sculpture de la vaste installation de Philipp Timischl est composée de deux panneaux verticaux de même dimension, une toile à gauche et un écran LED à droite. S’ils partagent la même référence picturale, ils s’opposent dans leurs caractéristiques. Les images sur les côtés gauche, réalisées avec des techniques classiques de peinture et d’impression, semblent figées pour l’éternité. À droite, les images déformées et animées numériquement déroulent un récit qui se déploie au fil du temps dans l’espace pictural – confrontation entre une dimension temporelle potentiellement infinie et un support technique à durée de vie limitée.

Tout comme les projecteurs de Gina Folly, les peintures sur panneaux de Philipp Timischl existent tant dans leur individualité que dans leur dimension collective. Et de par leur échelle humaine, leur manière d’être positionnées dans l’espace d’exposition les unes par rapport aux autres et leur rapport au spectateur, les sculptures présentent à la fois un caractère minimaliste et anthropomorphique. En plus de la dimension collective résultant de leur alignement, les œuvres sont également connectées par leur contenu : de temps en temps, leurs récits individuels respectifs s’interrompent pour laisser place à une séquence d’images commune qui relie les panneaux et dessine un unique et vaste motif. Cette séquence d’images souligne le lien entre les dix panneaux qui, tels des acteurs, se répondent à travers la lumière de leurs écrans dans l’espace plongé dans l’ombre. »


Pour lire le texte de Anna Goetz dans son intégralité, cliquez ici.

 

 

L’exposition a été produite en collaboration avec Phileas.