Anna Tomaszewski - Fondation Fiminco

Anna Tomaszewski

À propos d'Anna Tomaszewski

France, Pologne. 1989.

Anna Tomaszewski est une artiste franco-polonaise. Dans son travail, elle développe une approche de la sculpture à travers différents médiums comme la photographie, la vidéo, le son et la performance. Elle s’inspire de l’entropie naturelle qu’elle remet en contexte, en déplaçant des espaces existants vers d’autres écosystèmes et d’autres échelles. En sondant l’interstice entre monde connu et imaginaire, elle déniche des objets-ruines qui deviennent des catalyseurs de nouveaux espaces et de nouvelles fictions. En 2014, elle reçoit le Prix de la jeune création de la Ville de Nice et bénéficie d’un an de résidence pour la réalisation de l’exposition Ma à la Galerie de la Marine. Sélectionnée au salon Jeune Création à Paris en 2013 et au Salon de Montrouge en 2016, son travail a été exposé dans différents lieux et galeries à Paris tels que la Villa Belleville en 2019, la galerie 22,48 m2 en 2018, la galerie Cetraro en 2015. Anna Tomaszewski a également exposé dans des centres d’art comme la Villa Arson à Nice (2018, France), le Ciap de Vassivière, Île de Vassivière (2019, France), l’Espace d’art contemporain Les Roches, Le Chambon sur Lignon (2019, France) et au Kunstwerk Carlshütte à Büdelsdorf (2019, Allemagne).

Anna Tomaszewski, Ma, Galerie de la Marine, Nice, 2015

Anna Tomaszewski, Spy Through... Salon de Montrouge, 2016

Anna Tomaszewski, Growing in concrete, Vers l'hiver, Centre International d'art et de paysage, 2019

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Durant ses 11 mois de résidence à la Fondation Fiminco, Anna Tomaszewski souhaite développer un projet intitulé Apokalupto – qui signifie « révéler » en grec. Apokalupto est un projet sculptural lié au corps, au mouvement et aux traces qu’ils génèrent dans leur environnement.

Anna Tomaszewski souhaite plus particulièrement travailler sur la question du fossile et de son rapport au temps et au mouvement qu’il fige de façon immuable. En créant un parallèle entre le fossile et le mime – d’un côté la trace laissée sur la matière, l’empreinte du corps sur notre environnement – et d’autre part l’incorporation et l’évocation de celle-ci par le corps, l’artiste nous donne à voir que le fossile implique un geste en négatif et en positif, il est la matérialisation du mouvement dans une matière solide.

Le projet Apokalupto se développera en deux temporalités et deux espaces distincts, le premier ; celle de l’installation, et le deuxième ; celle de la performance, qui sera l’évocation de l’installation en négatif, à travers des gestes mimés.

L’installation se déploiera à travers différents médiums, allant du moulage de fossiles dans la ville, à des impressions de traces photographiques en gravure et en sérigraphie, ainsi que différentes techniques d’estampage dans la terre qui donneront lieu ensuite à des sculptures en céramique. Ces sculptures évoqueront des fossiles d’aujourd’hui qui témoigneront de strates temporelles d’un passé plus immédiat en dévoilant ainsi l’empreinte de nos gestes humains sur notre environnement. Ces traces en paléontologie sont appelées ichnofossiles et témoignent de différents gestes d’animaux ou insectes dans la matière, comme par exemple des traces de passage, de fuite, de repos, de forage, de déplacement ou de migration.

À travers Apokalupto, il s’agit plutôt d’une archéologie du présent qui dévoile à la fois l’immédiateté de notre époque et l’éphémérité de nos gestes ayant cependant des répercussions pérennes et concrètes sur l’environnement et la nature. Le projet Apokalupto vise à décloisonner l’idée que le corps humain est séparé de la matière vivante et que les deux se développent isolément sans se rencontrer.

Ce projet bénéficie du soutien de la Région Ile-de-France.
L'atelier d'Anna